Nicola Frith est professeur d’université en Etudes Françaises et Francophones à l'Université d'Edimbourg. Elle a obtenu une bourse “Early Career Leadership Grant” du Conseil de Recherches en Arts et en Sciences Humaines (AHRC) (2013-15) pour un projet intitulé "Mapping the Memories of Slavery: Commemoration, Community and Identity in Contemporary France” (Cartographier les Mémoires de l’Esclavage: Commémoration, Communauté et Identité dans la France Contemporaine). En 2014, elle a publié sa première monographie intitulée: “The French Colonial Imagination : Writing the Indian Uprisings, 1857-1858, from Second Empire to Third Republic”. En plus d'écrire sur la construction des identités coloniales françaises au cours du XIXe siècle, Frith a rédigé de nombreux chapitres et articles dans des revues à comité de lecture sur la politique des mémoires de l'esclavage et la nécessité de réparations et de justice réparatrice. En 2017, elle a obtenu une deuxième bourse de l'AHRC pour créer le Réseau International des Chercheurs et Militants pour les Réparations Africaines, en collaboration avec le professeur Joyce Hope Scott (Wheelock College, Université de Boston). Son travail consiste à remettre en question les mythes sociopolitiques entourant le concept de réparation, particulièrement en ce qui concerne l'esclavage africain.
- Pan-Afrikan Reparations Coalition in Europe (PARCOE)
- Global Afrikan Congress UK
- Mouvement International pour les Réparations (MIR)
- Comité international des peuples noires (CIPN)
- Caricom Reparations Commission (CRC)
En plus d'avoir écrit de nombreux textes académiques et non académiques sur les réparations, Nicola Frith a participé et pris la parole lors de nombreuses réunions et colloques internationaux, et a co-organisé les événements suivants :
- Septembre 2018 : un colloque international intitulé "Retour à la source : Justice réparatrice pour l’asservissement des peuples africains” (“Returning to Source: Reparative Justice for the Enslavement of Afrikan Peoples”) au Musée da Silva à Porto-Novo au Bénin, avec le professeur Joyce Hope Scott et des membres de l'INOSAAR, notamment l'Association panafricaine pour la réparation globale de l'esclavage (APRGE). Cette conférence a abouti à la publication de la Déclaration de Porto-Novo.
- Mars 2018 : un atelier international et interdisciplinaire pour les universitaires, les militants et les praticiens, intitulé “Réparations pour l'esclavage africain : Au delà des frontières nationales, vers la solidarité internationale” (Reparations for Afrikan Enslavement: Beyond National Borders, Towards International Solidarity"), à l'Université de Birmingham City (BCU) en collaboration avec le professeur Joyce Hope Scott et la Coalition panafricaine pour les réparations en Europe (PARCOE).
- Octobre 2017 : lancement de l'INOSAAR en collaboration avec le professeur Joyce Hope Scott et PARCOE.
- Mai 2016 : publication d'un rapport indépendant sur “Mémoire, Esclavage et Réparation” (“Memory, Slavery and Reparation”) en République Française.
- Novembre 2015 : conférence internationale à l'Université d'Édimbourg (5-7 novembre) intitulée “Réparer le passé, imaginer le futur : Réparations et au-delà” (“Reparing the Past, Imagining the Future: Reparations and Beyond”). Cet événement a rassemblé des intervenants universitaires et non universitaires (notamment des activistes, des conservateurs, des groupes reliés au gouvernement et des médias) pour un événement de réseautage de trois jours afin de partager des connaissances sur la possibilité de réparations pour l'esclavage à partir de multiples perspectives nationales et mondiales.
Nicola Frith, 'Esclavage, mémoire, réparation', Revue du Philantrope, 7 (2018)
