Porto-Novo

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Le colloque final s'est tenu à Porto-Novo dans la République de Bénin et a été organisé en collaboration avec l’Association pour une Réparation Globale de l’Esclavage (APRGE) et avec le soutien de l'honorable Urbain Karim da Silva, le Musée da Silva et sa majesté Kpoto-Zounme Hakpon III de Porto-Novo, qui a fait des excuses publiques en 2013 pour le rôle que ses ancêtres ont joué dans la traite des Africains mis en esclavage. Le colloque a abouti à la publication de la Déclaration de Porto-Novo, qui appelle « les États africains et leurs dirigeants diplomatiques à se joindre à la société civile pour formuler des politiques et mettre en place des comités opérationnels afin d’institutionnaliser et de plaider en faveur de la justice réparatrice de la part pays qui ont mis en œuvre la mondialisation criminelle de l’esclavage, et de faire ceci selon les principes du droit international et les dispositions des Nations Unies dans le cadre de la Décennie internationale des personnes d'ascendance africaine ».

La baie du Bénin était le lieu principal de la traite négrière transatlantique et abrite un site important du patrimoine mondial de l’UNESCO, la Porte de non-retour à Ouidah. Il est important de constater que le gouvernement de la République de Bénin dispose d’une division au Ministère de la Culture pour le « Retour et la Réconciliation de la Diaspora » qui a facilité le rapatriement des peuples du Brésil, d’Haïti, de la Guadeloupe et de la Martinique. Le 3 juin 2017, l’APRGE et le Musée da Silva ont organisé un pré-colloque à Porto-Novo, généreusement financé par M. Karim da Silva, qui a permis de collecter les demandes liées aux réparation (voir le rapport ici en bas).